PLUS D’UN MOIS DE CONFINEMENT !

 
 
Jamais nous n’avons senti plus qu’en ce moment cette urgence des retrouvailles, cette urgence d’embrasser.
Toutes les webcams du monde ne peuvent remplacer la chaleur de notre vie commune.
 
Nous manquions déjà pas mal  de sens ces derniers temps, ne savions plus très bien ce qui nous unissait.
Nous en avons des embryons de compréhension aujourd’hui.
 
Etre uni.e.s, aller quelque part ensemble, boire une bière, sentir cette chaleur de nous ensemble, cette chaleur de nous qui pensons, vivons ensemble, tendus vers l’émergence d’un monde en mieux!
 
La « vraie » vie comme une utopie…
 
Nous comprenons que nous vivons une crise virale, et que le virus, c’est surtout le système, que nous perdons nos vies en essayant de les gagner et que nous ne savons plus vraiment ce que ça veut dire… gagner sa vie… perdre la vie… vivre sa vie.
Suspendu.e.s, errant.e.s dans nos couloirs, nos salons, nos lave-vaisselle, essayant de maintenir ce qui ne tient déjà plus en sachant très bien que ça n’a pas de sens, pas de destination, nous voilà piégé.e.s, pour notre salut.
 
Ce moment de faiblesse nous met la puce à l’oreille: nous voilà plus lucides, plus voyant.e.s, plus fort.e.s, en fait… 
Plus fort.e.s parce-que nous sentons le manque, un manque qui nous échappait depuis longtemps. Plus fort.e.s de ce que nos imaginaires inventent quand la société et ses cadres sombrent, ouvrant la place à la possibilité, une possibilité qu’on ne connaît pas encore, mais qui se dessine dans le tremblement fébrile de l’utopie naissante, de la création de nos vies.
 
Nous avons compris ! Que nous ne nous absenterons pas, ne mettrons nos vies entre les mains de personne, que le monde c’est nous, la démocratie c’est nous, la joie c’est nous, l’invention c’est nous, l’avenir c’est nous.
Attentifs ensemble… Vivants ensemble.
 
Pensées pour toutes les personnes touchées par cette maladie et pour ceux et celles qui tiennent ou sont parti.e.s dans des conditions inhumaines.
 
                                                                                                Valéry Forestier

Cher(e)s ami(e)s,

Notre saison est suspendue, nous vous tiendrons au courant très très vite, et travaillons à la construction d’une petite tournée estivale de L’Ecole des Femmes et d’Ubu Roi, hors des sentiers battus, du producteur au spectateur-trice.
Nous souhaitons que tout va bien pour vous, ainsi que pour vos proches.
Bien à vous!

En attendant, pour se donner du courage, cette belle utopie de l’Aria Corse, où Valéry Forestier donnait un stage l’été dernier!

Petit mémento réconfortant en ces temps troublés :

« Pour la compagnie, 2020 commence bien, nous venons d’apprendre que l’Avare, notre prochaine création, sera en résidence aux TRETEAUX DE FRANCE de janvier à février 2021! »

 

Et ils attendent de reprendre la route…

L’ ECOLE DES FEMMES

Molière en caravane, à partir de 12 ans (s’installe dans les cours d’établissements, chez les particuliers, les places publiques…)

UBU ROI

D’alfred Jarry.
Théâtre de bustes et d’objets, à partir de 7 ans (s’installe partout où on peut faire le noir et avoir une prise de 220V)

NASREDDINE HODJA, le fou qui était sage

Conte philosophique à partir de 7 ans ( s’installe aussi partout où il y a du noir et du 220v)

 

PAROLES EN L’AIR

La saison de lectures publiques Paroles en l’Air propose des rendez-vous littéraires et conviviaux autour d’apéros, de goûters, de petits-déjeuners… Simples à mettre en place, informels, ils se déclinent au fil des thématiques.

La Caravane passe propose des lectures itinérantes en caravane, en comité intime.