DIPTYQUES

Le Puits qui Parle travaille à des créations de spectacles en diptyque. C’est-à-dire qu’il se donne pour objectif de monter ses spectacles par deux, une forme autonome et nomade associée à une forme sédentaire, toutes deux distinctes, miroirs, et reliées entre elles par le thème .

Ubu Roi  était un diptyque imparfait puisqu’amputé de son alter ego.

Sans Patrie,  petit conte documentaire se retrouve dans Combat de nègre et de chiens de B.M Koltès autour du travail et du déracinement.

Et la lumière fuit…, création collective instructive et in-culturelle fait miroir à La partie continue  de J.M Baudoin autour de la société du spectacle .

Le propos de ces diptyques est bien de dissocier les théâtres et salles de spectacles des lieux hors les murs, non dans le but de les opposer, mais dans celui de les réunifier au cœur d’une même démarche.

Il s’agit de s’approcher des spectateurs qui ne vont pas au théâtre non pas dans l’objectif que tous y aillent un jour, mais pour que tous y aient au moins une fois accès.

Il s’agit qu’un mouvement puisse s’organiser autour du spectacle, que les salles se vident et se remplissent d’un flot toujours renouvelé de spectateurs.

Il s’agit d’oublier la consommation sclérosante de spectacle, en recréant un moment intime, vivant ( les spectateurs aussi le sont), autour du spectacle lui-même.

Il s’agit de revendiquer la possibilité d’une exigence artistique qui puisse trouver sa place au cœur même de nos vies, en se débarrassant de l’idée d’une élite uniquement consommatrice. Il s’agit certainement de faire bouger quelques lignes..

Il nous semble que c’est notre travail.