SANS PATRIE

D’après « Sans Patrie » de Nathalie M’Dela Mounier, et « L’Immigration n’est pas une histoire sans paroles » de Nathalie M’Dela Mounier et Tidiane Diakité.

Petit conte documentaire

Mise en scène : Valéry Forestier
Avec: Sabrina Amengual, Michaël Egard, Valéry Forestier

 Le 28 février 2007, les 27 maliens sans papiers travaillant à l’abattoir de porcs de La Cooperl à Montfort-sur-Meu sont arrêtés et expulsés. La population (voisins, collègues, associations…) se soulève pour dire son désaccord et sa colère. Autour d’une table de camping, d’un campement de fortune et de récupération, trois griots blancs à plusieurs masques, disent l’histoire de ceux qui partent en pirogue jusqu’à l’Europe.

Entre conte et documentaire, ils rapportent ce qui fut bien plus que le «fait divers» de Montfort et, à travers lui, cette immigration qui contribue à construire notre pays.

 À l’origine de ce spectacle l’urgence  de se faire l’echo d’une parole qui semble à sens unique dans les medias, et de donner la possibilité à ceux dont nous croiserons la route de se faire, peut-être, une autre idée.

Beaucoup de mots circulent aujourd’hui, laissant penser, idée antique et détestable, que certains hommes ou continents auraient moins de valeur que d’autres. Basses idées, qui ont oublié que l’Homme est le même partout, qu’il n’y en a pas de meilleur ici, de moins bon là-bas, basses idées, un temps subreptices, de plus en plus émergentes, issues d’un héritage colonialiste qui devrait nous faire rougir.

Cela fait longtemps maintenant que les pays d’Afrique n’appartiennent plus à ceux qui y vivent. La richesse des uns s’est organisée sur la misère des autres. Quelles solutions alors, si ce n’est de partir chercher ailleurs l’embryon d’une vie meilleure? Si ce n’est de se déraciner, se coloniser, s’esclavagiser ailleurs? PARTIR.

Cette petite forme citoyenne a la vocation de tourner aussi bien dans les théâtres que dans les réseaux alternatifs les maisons, les cafés, les collèges et lycées, à la recherche d’un public qui parfois s’ignore. Son ambition est celle d’une décentralisation, d’ une volonté simple et utile de rencontrer les spectateurs partout. Nous soutenons l’idée que ce que nous appelons notre monde appartient à tous.

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